Le Canada s’efforce d’élargir ses possibilités d’immigration, tandis que les États-Unis imposent de nouveaux coûts à leur programme de visas H-1B. Ces évolutions parallèles attirent l’attention sur l’évolution de la dynamique de la migration de travailleurs qualifiés en Amérique du Nord, notamment parmi les professionnels indiens souhaitant obtenir la résidence permanente. Le président américain Donald Trump a signé cette semaine une proclamation instaurant des frais uniques de 100 000 $ US pour les nouvelles demandes de visa H-1B déposées par les employeurs pour des travailleurs basés à l’étranger.

Cette mesure ne s’applique pas aux renouvellements ni aux titulaires actuels d’un visa H-1B. Le programme H-1B est depuis longtemps une voie d’accès privilégiée pour les travailleurs des secteurs de la technologie et de l’ingénierie, notamment de l’Inde , mais la nouvelle structure de coûts devrait influencer les décisions des employeurs lors du dépôt des demandes. En revanche, le Canada a élargi ses quotas d’immigration grâce à son Programme des candidats des provinces. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada a confirmé que quatre provinces bénéficieront de quotas accrus en 2025.
L’allocation de l’Alberta a augmenté à 6 403 nominations, ce qui représente une augmentation de 31 % par rapport au début de l’année. Le quota du Nouveau-Brunswick a été rétabli à 3 000 places, contre 1 500 auparavant, après des réductions antérieures. Les représentants provinciaux ont déclaré que ces augmentations visent à répondre aux besoins du marché du travail et aux objectifs de croissance démographique. D’autres provinces ont également reçu des allocations plus élevées dans le cadre du plan actualisé. Le Manitoba et la Nouvelle-Écosse figurent parmi les provinces qui ont obtenu des augmentations après de longues discussions avec le gouvernement fédéral.
Le Canada confirme des quotas d’immigration plus élevés pour les provinces en 2025
Ces ajustements s’inscrivent dans le cadre d’un effort plus vaste visant à harmoniser le Programme des candidats des provinces avec les pénuries de main-d’œuvre dans les secteurs de la santé, des technologies de l’information, de la construction et d’autres secteurs essentiels. Le Canada a maintenu sa position parmi les principales destinations de la migration qualifiée, son système Entrée express et ses voies d’accès provinciales constituant le cœur de son cadre d’immigration. Le gouvernement fédéral prévoit des niveaux d’immigration annuels de plus de 485 000 résidents permanents en 2024 et de 500 000 en 2025, selon les plans publiés précédemment.
Les quotas provinciaux constituent un élément important de ces objectifs, permettant aux administrations locales de répondre à des besoins spécifiques en matière de main-d’œuvre. Le Canada demeure une destination de choix pour les ressortissants indiens. Le processus d’obtention de la résidence permanente commence généralement par une évaluation des diplômes d’études et un test de compétence linguistique en anglais ou en français. Les candidats sont ensuite admis au bassin Entrée express, où ils peuvent être invités à présenter une demande en fonction de leurs résultats au Système de classement global. Une nomination provinciale augmente considérablement les chances d’être sélectionné.
Les candidats indiens ciblent les villes de Toronto et de Vancouver
Le coût d’une demande de résidence permanente est un facteur important pour de nombreux immigrants potentiels. Les frais de base comprennent généralement les frais de traitement, les frais liés au droit de résidence permanente, les données biométriques et les examens médicaux. Pour les demandeurs individuels, ces frais sont souvent estimés entre 2 300 et 3 000 CAD, soit moins de 100 000 INR. Des frais supplémentaires peuvent s’appliquer pour les personnes à charge, les évaluations par des tiers et les frais d’installation, mais le processus de demande de base reste dans cette fourchette pour les demandeurs individuels. Le système d’immigration canadien est marqué par une demande soutenue de la part des professionnels indiens, dont beaucoup considèrent la résidence permanente comme une voie d’accès à des opportunités dans des villes comme Toronto et Vancouver .
Les politiques du pays ont toujours mis l’accent sur l’attraction de travailleurs qualifiés, et les récents ajustements apportés aux allocations provinciales s’inscrivent dans ce cadre à long terme. Le resserrement simultané des coûts d’entrée aux États-Unis et l’élargissement des quotas provinciaux au Canada marquent un tournant important dans la politique d’immigration nord-américaine. Alors que les États-Unis continuent de gérer leur forte demande de visas de travail temporaires grâce à de nouvelles mesures financières, le Canada poursuit son plan pluriannuel visant à accroître les admissions de résidents permanents. Ensemble, ces développements illustrent les approches distinctes des deux pays pour façonner l’accès aux travailleurs étrangers qualifiés. – Par Content Syndication Services .